Chrétiens Aujourd'hui Orléans est un réseau (250 adresses, 300 personnes)
: chrétiens, protestants, personnes en recherche...
Des rencontres ont lieu plusieurs fois par trimestre autour de témoignages, de Célébrations de la foi. Un petit journal: "le cri des
évènements" est un support pour des cris, des réflexions, des analyses...
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- Chrétiens Aujourd'hui Orléans souhaite exprimer une parole ouverte, en recherche de
sens à partir des évènements de nos vies, d'une fête... pour oser Célébrer Autrement. Une aide pour la préparation est possible...
- Nous sommes à l'écoute de témoignages qui disent la vie, la signification de la vie...
- Nous nous rassemblons pour les temps de fêtes, au moment de Noël, du Jeudi avant Pâques et des temps plus ordinaires libres et
préparés.
Dates à retenir :
- Dimanche 3 juin 2012 à 10H.30 dimanche ordinaire au Centre Recouvrance
- Dimanche 24 juin 2012 à 10H.30 Témoignage à la salle des Blossières
- Dimanche 23 septembre 2012 à 10H.30, Célébration à la salle des Blossières
- Dimanche 21 octobre 2012 à 10H.30 Témoignage à la salle des Blossières
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Le troisième Mardi de chaque mois à 18H. Langage religieux et monde contemporain : 12 rue ND de
Recouvrance.
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Le premier mardi de chaque mois : Cercle de silence, Place du Martroi à Orléans, de 18H. à 19H. pour dénoncer l'enfermement des personnes étrangères, sans papiers, dans les Centres de Rétention administrative.
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Pâques 2012
Un pas
Puis un autre
Nous quittons l'hiver
Pour aller vers le printemps
Une parole
Et une autre
Et nous écrivons une parabole !
Nous inventons
Un monde nouveau
Même si le tombeau est vide
ouvrons grands nos yeux
Pour y voir le regard de Dieu.
Tout est possible
Pour l'hier et l'aujourd'hui.
Faisons silence
Découvrons les signes d'espérance
Cherchons son visage
Au travers de ceux qui sont sur notre route.
Désoeuvrés, sans travail
Au chômage malgré eux
Coeurs meurtris par la maladie
coeurs marqués par la solitude.
Alors, malgré tout
Ensemble
découvrons ce Dieu d'amour
Parfois invisible sur nos chemins
Mais tellement présent.
chaque jour il nous donne
Un signe de son Amour
Ne fermons pas les yeux
Il est là sur le chemin
Même si le tombeau est vide.
Pâques 2012
Un temps de passages
A travers les débats
Les Jeunes Espagnols indignés
Une Europe qui se cherche
Les massacres en Syrie
L’aspiration à la démocratie en Birmanie
La Palestine en recherche d’une terre de paix
La stigmatisation des étrangers
L’avenir incertain…
Quels passages dans ces déserts
Où la crainte et la peur
Sont un chemin de croix
Pour les peuples en recherche de Liberté ?
Quels passages
Dans ce temps d’élections
Ce désir de changements ?
Quels passages
Dans ce monde où l’argent
Est mis devant tout
Comme un idéal alors que le partage,
La solidarité, la fraternité
Sont laissés pour compte
Laissés aux militants
A ceux qui chaque jour
Font Cercle de silence
Présence et soutien au Tribunal Administratif
Accompagnent les personnes sans logement
Dénoncent les polluants, les pesticides
La destruction de la planète ?...
Quels passages à vivre dans ce temps de Pâques
Où le printemps renait
La vie devient plus forte que la mort
L’espérance réenchante
Nos jours au quotidien ?...
Quel passage
Du vivant devenu un objet de marché
Du vivant non reconnu
Dans sa dignité, sa personnalité
Au vivant actif et créatif
En lien avec les autres
En recherche de sens ?...
Re-suscitons le sens et les liens
Pour privilégier l’être sur l’avoir
L’être avec soi
L’être avec l’autre
L’être avec le monde, avec la planète…
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Noël 2011
L’histoire de Noël
Est une histoire des siècles
De la nuit, de la lumière
D’une étoile, des anges, des bergers…
Une histoire des peuples
Qui naissent, qui marchent
Cherchent une libération
Des peuples en recherche d’une espérance
En quête de sens pour transfigurer l’histoire…
Des indignés, des révoltés de tous temps
Des immigrés en quête d’une terre promise
Rêvée, racontée, espérée
Des rêves difficiles à réaliser avec des embûches
Des émotions enracinées…
C’est l’histoire de chacun qui produit le vécu de demain
Qui produit l’histoire de l’avenir
Mémoire pour demain
Symbolisée par la naissance
D’un enfant
Cet enfant qui n’a pas encore les yeux ouverts
Dans lesquels il voyage
Cet enfant qui n’a pas encore ouvert les poings
Dans lesquels il cache ses secrets…
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Pourquoi ne pas le dire ? J’ai du mal à fêter Noël parce Noël fait mal à ceux qui arrivent d’Afrique, des pays de l’est, d’Asie… De tous les pays où on manque de pain, de paix, de liberté. Parce
que Noël fait mal à tous ceux qui n’ont pas de travail, à ceux qui sont seuls, à ceux qui sont démunis.
Noël fait mal parce qu’on étale la richesse, parce qu’on gaspille, parce qu’on confond la fête avec l’abondance. Etalage insolent de notre civilisation enfermée sur elle-même qui ne veut pas regarder les autres hommes.
Noël, c’est un Dieu pauvre, un enfant des pauvres, un marginal, un traqué. Ce Dieu est-il encore notre Dieu ? C’est notre vie qui répond. Sommes-nous solidaires de ceux qui n’ont pas ? Noël nous ramène à l’essentiel. Ce n’est pas d’être riche, d’avoir tout ce qu’il faut. Ce n’est pas d’être bien considéré, garanti contre tout. Noël, c’est aimer dans le quartier, à l’atelier, dans les activités qui tissent la vie.
Dans la foule des hommes et des femmes il y a des êtres qui cherchent, qui veulent une humanité plus humaine. Puissions-nous tous être de ces hommes, de ces femmes de l’Essentiel, des marcheurs
de la nuit de Noël…
Jacques Gaillot
Partager le même soleil…
Je vous parle d’un monde qui n’existe pas, un monde où les frontières ne diviseraient pas
La moindre différence comme ultime richesse, sans barrière, sans bannière, inutiles forteresses
Partager le même soleil, s’éveiller sous le même arc-en-ciel
Espérer la même lumière, redessiner d’autres frontières
Je vous parle d’un monde qu’il nous faudra construire, que tant d’hommes avant nous ont rêvé de bâtir
Infantile utopie ou combat d’une vie, les ténèbres ou l’amour, c’est à nous de choisir
Partager le même soleil…
Où sont les différences dans le cœur des enfants, de là-bas ou d’ailleurs d’hier ou maintenant
L’autre est de mon rang, de mon sang, c’est un frère, il n’y a vu du ciel aucune ligne sur la terre
Je vous parle d’un monde qui n’existe pas, un monde où les frontières ne diviseraient pas
Infantile utopie ou combat d’une vie, redessiner d’autres frontières
En l’an 2011
Au moment où chacun se soucie
De l’avenir de la planète
De la crise qui crée l’incertitude
Amplifie le chômage
Crée des inquiétudes pour l’avenir…
Nous nous rappelons l’histoire d’un peuple
Qui a marché, marché…
Traversé des déserts, des montagnes, des fleuves
A la suite d’Abraham, de Moïse, de David
Des femmes et des hommes qui ont fait naître une parole
Une raison de vivre dans l’obscurité des nuits.
Cette quête de terre promise est toujours actuelle
Car la terre peut être détruite par nos gestes quotidiens
Par la consommation d’énergie
Par la destruction de ce qui crée la vie…
A la suite d’Ezéchiel, d’Isaïe
De François d’Assise, de Calvin, de Dom Helder Camara
Des prophètes continuent à se lever
Pour rappeler nos responsabilités
Concernant l’avenir de la planète, la justice sociale
La vie dans nos villes, dans nos quartiers.
Noël se glisse dans la nuit
Pour que chacun y ait droit
Que personne ne soit exclu
Que tous s’y sentent invités
Que chacun y soit reconnu
Que tous aient le droit à leur différence.
Celles et ceux à qui la nuit servait de cachette
Sont invités à sortir
A pouvoir se montrer tels qu’ils sont
Toutes celles et tous ceux qui dans la nuit
Sont obligés de cacher leur exclusion
Le cumul de leurs difficultés.
La nuit est peut-être la vraie terre de migration des pauvres.
Dieu est né la nuit
Il a choisi la nuit pour se faire homme
Pauvre parmi les pauvres
Alors qu’il n’y avait pas de place pour lui.
Dans la Bible tout commence la nuit
Et c’est de la nuit que nait le jour.
Noêl c’est la fête de tous ceux qui ont besoin de naître à la lumière et au partage.
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Célébration 2 octobre 2011 « 60 ans Maria » Fille de mineur… Fille de Dominique…
Tout un parcours d’humanité… Voyageons, ensemble, dans toute une vie sur la route de l’Evangile…
BRUAY-EN-ARTOIS (juin 1930 – février 1947)
Chant « Les Corons »
A la maison, on s’aimait : joies, partage des tâches. Papa travaillait à la mine de nuit et Maman faisait le ménage dans un magasin.
Dans les corons, solidarité avec les familles, notamment dans les coups de grève
La religion : très peu de pratique. Cependant pour moi, catéchisme et patronage,communion, âmes vaillantes, chorale. Mes frères n’y croyaient pas…Le jour de ma communion solennelle, je voulais faire quelque chose de beau et dire à Dieu « Je vous aime »
A l’école, j’ai dû, à cause de la maladie de Maman stopper mes études et passer 2 ans dans la classe pour préparer le certificat d’études.
Maman est décédée à 50 ans. J’avais 14 ans et mon frère 11 ans.
Mon père s’est remarié avec une veuve qui avait 4 enfants. Nous étions nous 5 enfants. Ma sœur aînée était partie travailler au Tyrol.
Après le certificat d’études, j’ai dû chercher du travail. Départ à Rouen dans une pension pour jeunes filles de milieu riche. Travail au pair donc pas de quinzaine et retour à la maison. Un évènement cette année-là. En fêtant la St Dominique, je découvre cet homme et j’ai un coup de cœur pour lui (généreux et joyeux) Je décide de devenir dominicaine mais pour les ouvriers. Je retrouve du travail à l’hôpital de Roubaix, comme fille de salle. Je rencontre une dominicaine avec qui je parle beaucoup. Cela me conforte dans ma décision : « c’est là que je veux aller ». Après un long temps d’attente, mes parents acceptaient que je parte ainsi que l’acceptation de ma venue par la Congrégation.
Le 5 février 1947, je prenais le train pour Orléans
Jésus dit : « Nul n’aura quitté maison, femme, frères, parents ou enfants à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage… »
Chant (écoute) « Partir, c’est mourir un peu
SAINT-JEAN-DE-LA-RUELLE (février 1947 – juin 1951)
Qu’elle était grande la maison où j’allais vivre ?
Prière, études, travail dans les familles.
Pour moi, travail au couvent : tout , depuis le jardin à l’entretien de la maison dès 5h30 du matin. Pas de vacances, détente dans le parc.
Fin 1947, prise du rosaire. Cette première étape me remplit de joie et d’étonnement. La prise d’habit, le 21 novembre 1948 fut un jour de très grande joie. J’étais seule, ma famille n’ayant pas pu venir. Toutes les sœurs m’ont entourée, j’étais heureuse et le soir,dans mon box je regardais avec émotion cet habit qui me faisait un peu dominicaine.
Je dus partir dans la communauté d’Elbeuf 1 année pour attendre mes 21 ans : expérience de vie dans un couvent : travail (cuisine et ensevelissement). J’ai eu la joie d’accueillir pendant 3 jours mes parents et ma demie sœur de 5 ans. Ils venaient me voir mais aussi pensaient me ramener à la maison , croyant que j’étais forcée…)
En mars 1951, retour au Cèdre de St Jean de la Ruelle pour me préparer au grand jour de ma 1ère profession.
Jésus en passant, aperçut Lévi assis au bureau de la douane et Il lui dit « Suis-moi ». Et se levant il le suivit.
Ce 4 juin 1951, nous étions 4. Ce jour-là je me suis dit « ça y est c’est pour de bon ». Je me lançais dans cette aventure n’ayant qu’un but « Aimer Dieu et le faire aimer à ceux que je rencontrais.
Je retournais ensuite à Elbeuf où je constatais que ce n’était pas facile !
BEAUNE, DIJON (1953 –1973)
En 1953, je fus envoyée à Beaune en Côte d’Or dans la première maison de nos sœurs. Nous étions 28 sœurs dont 6 jeunes avec qui nous avons vécu des moments importants, les autres étant âgées et
malades. C’est là que je fis l’expérience que vivre l’Amour dans la vie communautaire ce n’était pas du gâteau ! Mais le fil conducteur qui m’a fait démarrer me donnait la force, la persévérance
de recommencer après mes chutes et surtout cet Amour que Dieu était tout pour moi me soutenait comme un Ami.
Chant, écoute « Ecoute, ami, écoute »
En mars 1956, je revenais au Cèdre pour célébrer avec les 4 sœurs que je retrouvais notre Profession perpétuelle. Ce jour du 4 juin 1956, nous faisions nos vœux « jusqu’à la mort » dans la vie
dominicaine, la Congrégation et l’Eglise.
Jésus dit : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi et de l’Evangile, la sauvera
Joie plus profonde de donner sa vie jusqu’à la fin.
Bouleversements de mai 1968. Notre congrégation prenait un tournant.
Quelques sœurs prirent un travail salarié, vivaient en petite communauté, en HLM, en maison au milieu des gens, notamment à Marseille dans un bidonville. Certaines partirent au Congo ou au
Rwanda.
Pour moi-même, mon désir était de retourner dans les corons, travailler auprès des familles de mineurs. Je me confiais souvent à la Supérieure qui me disait que cela viendrait mais quand ???
En 1968, je fus envoyée à Dijon comme cuisinière et économe. J’ai eu la joie de commencer ma vie missionnaire dans une cité d’urgence fondée par l’Abbé Pierre dans un endroit retiré de Dijon. Une
chapelle y avait été construite en même temps qu’une cité HLM pour ouvriers surtout portugais.
J’ai aussi fait la catéchèse aux enfants des deux cités. Malgré les difficultés,ce fut mes 1ères joies missionnaires de parler de Dieu aux enfants et de préparer au baptême 7 enfants de la
cité la plus pauvre où régnait beaucoup de misère.
Chant, écoute « Accueillir la lumière d’un oiseau blessé »
Je participais à la liturgie de la chapelle avec une équipe de chrétiens soutenue par un prêtre-ouvrier. Ce fut quelques années formidables ! Découverte à ce moment là que parler de Dieu ne suffisait pas, il fallait vivre au milieu d’eux.
Annonce en juillet 1973 de mon départ pour la Belgique dans la banlieue de Charleroi. Cela exauçait mon désir de retrouver ma vie ouvrière comme « Petites Sœurs Dominicaines »
Jésus leur dit « Allez par le monde entier, proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création »
Chant « Va plus loin » Couplet 1
Belgique (sept 1973- sept 1997)
Arrivée à Jumet –Charleroi dans une communauté de 4 sœurs (1 infirmière, 1 travailleuse familiale, 1 aide –seniors et moi) Je trouve assez vite un travail comme femme de ménage dans un magasin de
meubles. Peu à peu je découvre le non-respect des travailleurs. Le patron employait 48 ouvriers pour ne pas avoir de syndicat. J’ai réagi plusieurs fois. Pour m’écarter de mes collègues de
travail, on m’a changé de poste. J’ai 3 fois reçu un préavis puis licenciée. J’ai connu le chômage un an. Ce fut très dur à cause du pointage et de la non-reconnaissance du syndicat. Fondation
d’un groupe de chômeurs dans chacune des 15 communes autour de Charleroi pour réagir collectivement. Malgré des tas de difficultés, le syndicat prend acte timidement et nous obtenons 2 jours de
formation pour les chômeurs. Avec mon amie Lorédana, nous avons voulu faire des rencontres sur notre quartier, près de la mine avec des jeunes filles et des jeunes femmes pour parler des
problèmes dus au chômage, des renseignements des démarches à effectuer ;
Découverte en le vivant de la situation difficile des travailleurs.
Ce groupe a grandi. Il est devenu un G.A.C qui existe toujours.
En 1977, j’ai pu faire une formation d’aide-senior. Au bout d’un an j’ai eu mon diplôme . J’ai donc obtenu un emploi dans le service d’aide aux familles. Nous étions 15 collègues. Il m’a été demandé d’être déléguée du Service pour améliorer les conditions de travail. Nous avions bien sûr des revendications. Pour aboutir nous avons dû déclencher des grèves spontanées (blâme du syndicat).Nous nous étions groupés les deux syndicats (socialiste et chrétien)
Chant « Le chiffon rouge)
Ayant un problème de hanche, j’ai du travailler à mi-temps malgré des essais à temps plein, puis mise en disponibilité. J’ai profité de cet arrêt pour faire la catéchèse dans un quartier populaire (95% d’italiens)
Durant ce long séjour en Belgique, après 2 ans de présence, la Communauté m’a fait participer au Séminaire CARDJIN : lieu de formation pour redécouvrir le sens de la vie ouvrière et la vie
religieuse. Formation de 5 ans pour ceux qui n’avaient pas fait d’études.
C’étaient les plus beaux et bons moments de ma vie belge. Ne croyez pas qu’il y avait que du pieux. Pour moi, ma vie ouvrière et ma vie religieuse ne faisaient plus qu’un.
Avec un prêtre-ouvrier Paul qui avait aménagé une maison à la campagne nous avons organisé un lieu de vacances pour les moins fortunés, camps pour les jeunes. Ce sont des moments de bonheur
inoubliables.
Pendant ces 24 ans, j’ai vécu dans 3 maisons puis en cité sociale. Nous étions 4, puis 3,puis 2. Alors il a fallu arrêter. La fermeture de Jumet a eu lieu l’été 1997.
Yahvé dit à Isaïe : Moi, Yahvé, je t’ai appelé dans la justice, je t’ai pris par la main et je t’ai formé. Je t’ai désigné comme Alliance du Peuple
Chant : « Va plus loin » couplet 2
Depuis le départ de ce cheminement, mon fil conducteur « Dieu nous aime à travers toute notre vie » petit à petit j’ai découvert un autre visage de Dieu, celui de Jésus-Christ, homme de Nazareth et fils du Père. C’est lui qui est la source de ma vie et qui me fait vivre.
Seigneur, nous restons concernés par ton Evangile. Nous en percevons les exigences et nous essayons de les traduire concrètement dans nos vies d’hommes et de femmes.
Ceci nous amène à reproduire les gestes de Jésus. Qu’ils soient pour nous le pain et le vin donnés à tous.
Lecture tous ensemble du texte « Notre Pére, notre Mère… »
Après nous être restaurés au terme du voyage, voici le retour à St Jean de la-Ruelle en septembre 1997
Fête des 60 ans de vie religieuse à l’église St Dominique le jour de la Pentecôte 2011.
Synthèse des témoignages par France .
Chant « C’est l’Espérance folle » Paroles des membres du Séminaire Cardjin.
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Témoignage du 22 mai 2011 :
"Ils ont participé au Forum Social Mondial à Dakar..."
Témoignage d'Isabelle Péron et de Christian Bourdel :
- Participation au Forum Social Mondial comme Membre de la délégation des "amis de la vie" pour Isabelle et au nom du CCFD-Terre solidaire, l'ACI et de 4D (asssociation créée après le sommet de la terre à Rio) pour Christian.
- Le Forum Social Mondial a été mis en place dans les années 1990 comme un front de refus des politiques proposées par le G 8 et le G 20 qui ont choisi, avant tout, des politiques néo-liérales, une extension de la privatisation et de la marchandisation.
- Le Forum Social veut dénoncer le caractère inacceptable de l'évolution du monde au plan économique, l'accroissement des inégalités. C'est une montée des mécontentements de la société civile qui s'est cristallisée à Seattle où les manifestations ont entraîné l'échec du sommet de l'OMC. C'est en 2001 que fut organisé à Porto Allègre le premier Forum Social Mondial.
- La charte du Forum prévoit le respect de l'initiative de chacun et la non récupération. Il n'y a pas de prise de parole au nom du FSM, c'est un espace de réflexions, de propositions et d'actions pour un monde plus solidaire.
- C'est un lieu d'expression, de témoignages et de recherche pour bâtir des projets de vie, d'économie, de développement pour le monde à la hauteur des défis du 21ième siècle.
- Il y a un décalage très important entre les décisions des Etats et les besoins de l'humanité.
- Le CCFD-Terre solidaire fait partie des organismes qui sont à l'origine de ces forums, lieux d'échanges intellectuels et humains, une réflexion sur l'évolution du monde et la recherche de la participation de chacun dans cette évolution.
Pendant ce Forum, Isabelle a été marquée par les enfants qui font la mendicité, qui sont loués pour faire de la mendicité...
Au Sénégal il n'y a pas de Sécurité sociale, tous les frais sont à payer.
Les étudiants disent qu'ils n'auront pas de travail. La condition de la femme pose beaucoup de questions, L'Afrique s'en sortira par les femmes...
L'immigration entre les pays d'Afrique est très importante. Lorsqu'une personne part, toute la famille se rassemble pour lui donner de l'argent. L'immigré, quand il sera dans un pays Européen devra envoyer de l'argent à la famille.
Isabelle a rencontré Soeur Germaine très dynamique dans des actions contre la prostitution, la location d'enfants, contre l'excision...
- Les convictions chrétiennes rejoignent ces actions de solidarité, de justice... La recherche de la place de la personne humaine dans les débats, la construction d'un autre monde.
- Le CCFD est actif dans les pays en voie de développement, 500 projets sont en cours de réalisation. Le CCFD se bat pour que l'homme soit debout, pour développer les solidarités dans le cadre d'un multiculturalisme, d'un monde coloré... Les multiples morceaux de verre dispersés peuvent devenir un beau vitrail. C'est reconnaître l'autre dans sa diversité, rechercher l'intégration qui fonde l'hospitalité. Il faut prendre en compte l'immigration qui est un enjeu majeur à l'échelle du monde.
- A l'image de ce mouvement, soyons créatifs, construisons un monde avec la participation de tous dans le respect, l'intelligence, le partage, soyons des prophètes...
Un autre monde est possible... Pas tout de suite !...
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Le Jeudi 21 avril 2011 : Et l'arbre refleurira...
Nous sommes des vivants.
Nous pouvons transformer
La haine en rencontre
La violence en pardon
L’exclusion en reconnaissance
L’accumulation en partage
Le mépris en accueil…
Isaïe disait déjà cette espérance :
« Il adviendra dans l’avenir
Que des peuples iront vers la montagne de Yahwé
Il exercera son autorité sur la nation
Et sera l’arbitre de peuples nombreux
Qui forgeront leurs épées
Pour les transformer en socs de charrues
Leurs lances seront transformées en faucilles
Les nations ne lèveront plus l’épée
L’une contre l’autre et l’on ne s’exercera plus à la guerre… »
Ce texte est toujours d’actualité
Il nous appelle à transformer
L’inhumanité en humanité
La violence en solidarité
La peur en sécurité
La fermeture des frontières
En liberté de circulation …
Au Forum Social Mondial, un Cri :
« Un autre monde est possible
De nouveaux rapports sociaux sont possibles
Nous pouvons changer nos modes de production, de consommation… »
Les événements ne manquent pas :
Les peuples Libyens, Tunisiens, Egyptiens…
Veulent transformer l’oppression en liberté, en justice…
La catastrophe nucléaire au Japon
Appelle à transformer les modes d’énergie
Car tous les peuples sont maintenant reliés
La catastrophe de l’un devient catastrophe pour tous
Et aussi élan de solidarité.
Tous ces évènements sont un appel
Pour passer de l’inhumanité à plus d’humanité
De l’esclavage à la liberté
Du profit pour quelques uns, au partage
De l’injustice à la justice.
Transformer les conditions de vie des exclus
Réfléchir en termes de droits pour tous
Transformer la suprématie du financier, de la spéculation
En redistribution, en partage
Soyons à la recherche de nouveaux droits
Qui sécurisent les personnes
Qui remet de l’humain au centre de la vie…
Ces appels des peuples, ce désir de transformation et d’espérance
C’est l’appel d’un Evangile pour aujourd’hui
A construire et à vivre.
Cet appel traverse l’histoire
Il est appel au service et au partage
A la transformation de ce qui nous nourrit,
En repas qui symbolise
La vie qui est créée, qui continue, qui devient résurrection en chacun…
A toi Dieu
Qui seras toujours le mal aimé
Nous voulons dire
Que nous n’oublions rien
De toutes les expériences réellement humaines
Spirituelles, religieuses,
De l’histoire de l’humanité,
Celle en particulier de nos frères juifs et musulmans.
Celle aussi que nous vivons
Avec les femmes et les hommes
Qui rêvent et qui se battent
Pour une humanité autre,
Dans des partis politiques, des syndicats,
Dans des associations humanitaires
Ou simplement dans leur vie de tous les jours.
Nous sommes comme eux :
Nous voulons une terre
Où le respect, l’amitié, et pourquoi pas l’amour
Seront toujours premiers.
Nous l’affirmons
Face à tous les intégrismes
Nous n’avons pas à aimer
Des institutions et des idéologies
Pas même une patrie, pas même une religion
Mais nous avons à nous aimer les uns les autres.
Cela nous le sentons au plus profond de nous.
Nous le savons aussi
Parce que Matthieu, Marc, Luc et Jean
Nous ont rapporté ce qu’ils ont découvert
Au cœur de leur amitié avec un homme nommé Jésus.
C’est pourquoi nous désirons avec tous les chrétiens du monde
Même en des Eglises différentes, refaire ce geste de la cène.
Pendant que tous mangent,
Jésus prend du pain
Il rend gloire à Dieu
Il partage le pain
Et le donne à ses amis en disant :
Ceci est ma vie partagée avec vous.
Puis il prend une coupe de vin
Il donne la coupe à ses amis en disant :
Ceci est ma vie partagée avec vous
Faites ceci en mémoire de moi.
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Témoignage du 27 février 2011 : L’accompagnement familial d’un enfant qui a un handicap mental… Le témoignage d’une famille : Véronique, Jean-Yves et les enfants…
Quelques points forts de ce témoignage :
- L’annonce du diagnostic, « l’effet choc »… L’amour des parents prend le dessus… « nous vivons un cauchemar… », vivre quelque chose d’inattendu… La joie de la naissance et en même temps les questionnements et le cheminement vers l’acceptation du handicap… Comment rebondir, ne pas s’arrêter dans le projet ? Se projeter dans le futur… « Maintenant nous allons bâtir quelque chose avec Fanny ».
- De nombreuses questions restent sans réponse : « Est-ce que Fanny pourra aller à l’école ? Comment se donner les possibilités d’un avenir sans en rester aux limites… Il n’y a pas de réponses aux questions posées, « comme pour tout enfant, on ne sait rien de l’avenir… »
- Comment accompagner un enfant avec la Trisomie 21 ? Etre attentif aux stimulations du système nerveux… Beaucoup de répétitions… admettre une lenteur… Donner confiance en permanence… L’enfant se rend compte rapidement de sa différence, du regard de l’autre… Comment aider l’enfant à se dépasser ? « Il pourra peut-être… » Donner confiance… Un accompagnement dans la prise de conscience et l’acceptation de la différence pour aider à entrer dans le monde des adultes… Le regard de la différence.
- « Notre histoire familiale est, de ce fait, encore plus singulière… La place des autres enfants…Les frères et sœurs prennent une surcharge de responsabilités… Les grands parents… Tout le monde est engagé…"
- Il faut continuer à affronter le regard des autres, les réflexions, le poids de la tradition : « la punition divine !... » Porter ce fardeau, cette charge au quotidien.
- L’engagement dans des associations pour porter, ensemble, les difficultés… La rencontre de professionnels aidants… La réflexion avec d’autres, le partage des inquiétudes, des interrogations… Parler des difficultés au quotidien : « le handicap, nous le portons tout le temps ». Sensibiliser les autres parents à ce handicap…
- Rechercher un chemin original hors des institutions spécialisées. Rester le plus longtemps possible dans des écoles ordinaires, maintenant en lycée professionnel. Se former pour un travail, rechercher des perspectives positives. Rester dans un état d’esprit militant et engagé. Mais la question reste entière : « comment s’intégrer dans la vie citoyenne ? La société devrait pouvoir intégrer les personnes différentes, tout est à rechercher, à construire… »
- Témoigner… Informer… expliquer… s’engager… Ce sont les points d’appui pour continuer à lutter et à se battre pour l’intégration. De nombreux combats restent à faire : se battre dans les commissions, dans les milieux administratifs… Modifier les mentalités… Pousser des portes pour avancer, rester dans une posture de combat pour garder une position de force … Garder des perspectives… Garder une dynamique… Faire connaître le monde du handicap… Dire et montrer que l’intégration dans la société, dans le monde du travail est possible…
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Noël 2010 :
Jai rêvé d'un Galiléen
J'ai rêvé d'un Galiléen
J'ai rêvé d'un Galiléen
Ses yeux sont plus grands que la mer,
Ses regards sont pour moi une île,
Ses silences habitent au désert
Et sa parole au cœur des villes.
As-tu vu mon Galiléen ?
As-tu vu mon Galiléen ?
Sa parole est miel de lilas,
Ses mains sont des fleurs de lavande,
Il n'est pas plus ici que là,
Je voudrais tant qu'on me le rende.
Mais où est mon Galiléen ?
Mais où est mon Galiléen ?
Je crois qu'il est sous le pommier,
Ses cheveux parfumés de myrrhe,
Mes deux bras lui sont un collier,
Ses baisers bleus jouent de la lyre.
Mes yeux cherchent un Galiléen
Mes yeux cherchent un Galiléen
Il vient toujours en inconnu
Inattendu et par surprise.
La nuit où il est revenu,
C'était l'hiver au vent de bises.
Mon cœur pleure un Galiléen
Mon cœur pleure un Galiléen
Mangez et buvez à satiété
Baumes et vins que l'on renomme
En plein hiver, voici l'été,
Je crois qu'enfin, j'ai trouvé l'Homme.
Ne réveillez pas, ne réveillez pas encore
L'amour qui dort.
Jean Debruynne
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Une Célébration des étapes de nos vies...
Dans la nature, chaque saison a ses couleurs, il en va de même de nos vies.
Nous nous souvenons de nos saisons passées et de celles à venir… Allumons des flammes sur notre table de partage d'aujourd'hui, célébration des étapes de notre vie.
Allumons ou réallumons la flamme de notre jeunesse période regorgeant de la vitalité et de la fraîcheur du printemps, saison de tous les commencements, de tous les possibles, de toutes les audaces.
Puis s'ouvre la saison laborieuse de l'été - saison des blés murs, saison des engagements professionnels, familiaux, associatifs....-.
Voici la flamme chaude et pleine de vie de la maturité, flamme du mi-temps de la vie.
Un jour on se retrouve en automne une saison qu'on voudrait arrêter et savourer jusqu'à la dernière goûte de soleil. Les certitudes diminuent.
C'est cependant l'époque des récoltes et il n'est pas trop tard pour semer encore une deuxième récolte. Mais déjà les premières bourrasques se font sentir nous avertissant des fragilités de la vie.
L'automne mêle l'orange et le noir, l'abondance et le vide.
L'automne nous ressemble.
Nous apprenons l'humilité des passages difficiles et des ruptures douloureuses.
Allumons la flamme de nos fragilités, de notre humilité de nos dépouillements et de nos espérances.
L'hiver de la vieillesse arrive toujours trop vite et restreint notre champ d'action, nos possibles.
Il n'est pas facile de voir aller sa vie, de compter les absences, d'attendre les arrivées...
Mais cette saison néanmoins nous permet la poursuite de la croissance. Ce que nous perdons en élan, en audace, nous le gagnons en sagesse.
Les plus belles rides font les plus beaux sourires, elles nous parlent de nos chemins de vie, de nos luttes, de nos compagnonnages, de nos souffrances, de nos espérances.
N'est jamais vieux le coeur qui aime.
Voici la flamme de la confiance, de la sagesse, de l'acceptation, de la prière, de l'Amour.
« Depuis que j’ai confié le monde
A la responsabilité des femmes et des hommes
Je suis à la fois émerveillé et inquiet dit Dieu…
Ils sont capables d’inventer
Ils n’arrêtent pas d’aller de progrès en progrès
Mais ils n’arrêtent jamais, non plus
De tomber de malheur en malheur.
Je suis toujours émerveillé et désarmé
Par le sourire d’un enfant
Devant tous les gestes discrets
Qui viennent en aide.
Je suis plein de tendresse
Pour tous les bénévoles
Qui prennent des engagements.
Je suis toujours joyeux
Quand je vois la rencontre
Des grands-parents et des petits enfants.
Ce dont j’ai besoin, dit Dieu
Ce n’est pas de vos savoirs
C’est de vous.
Maintenant que vous avez quitté
Vos métiers, vos fonctions
Maintenant que vous avez quitté vos titres et vos grades
Il ne nous reste plus que l’essentiel
C’est vous
C’est de vous dont j’ai besoin
Pour que le monde d’aujourd’hui
Ne perde jamais son visage humain …
Tout être porte en lui l’histoire de l’humanité… »
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