Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 18:21
Célébration du 18 septembre 2016 : des convictions pour l'avenir...
Célébration du 18 septembre 2016 : des convictions pour l'avenir...
Célébration du 18 septembre 2016 : des convictions pour l'avenir...

Célébration du 18 septembre 2016 : des convictions pour l'avenir...

                                  chretiensaujphotomontage1.jpg                                    


Chrétiens Aujourd'hui Orléans est un réseau (150 adresses, 200 personnes) : chrétiens, protestants, personnes en recherche...  

Des rencontres ont lieu plusieurs fois par trimestre autour de témoignages, de Célébrations de la foi. Un petit journal: "le cri des événements" est un support pour des cris, des réflexions, des analyses...

Nous désirons actualiser les Evangiles, qui continuent à s'écrire dans nos vies, avec ceux qui défendent l'humain, écouter leurs témoins et vivre la fraternité.                                   ______________________________________________________

- Chrétiens Aujourd'hui Orléans souhaite exprimer une parole ouverte, en recherche de sens à partir des événements de nos vies, d'une fête... pour oser Célébrer Autrement. Une aide pour la préparation est possible...

- Nous sommes à l'écoute de témoignages qui disent la vie, la signification de la vie...

- Nous nous rassemblons pour les temps de fêtes, au moment de Noël, du Jeudi avant Pâques et des temps plus ordinaires libres et préparés.



______________________________________________________
                                                                                                                                      Dates à retenir  :

Le samedi 1er octobre 2016 repas partagé à 12H.30 au Centre Recouvrance 12 rue ND de Recouvrance à Orléans.

Le dimanche 23 octobre 2016, témoignage du groupe Co-exister à 10H.30 à la salle des Blossières.

Le vendredi 16 décembre 2016 Fête de Noël à 18H.30 à la salle des Blossières.

Le dimanche 22 janvier 2017, assemblée Générale à 10H. salle des Blossières.

                   ___________________________________

- Les deuxièmes dimanches : célébration au Centre Recouvrance à 10H.30, 12 rue ND de Recouvrance à Orléans, les dimanches 11 septembre, 9 octobre, 12 novembre, 11 décembre 2016.  

                           ___________________________________________________

- Groupe de réflexion : langage religieux et le monde d'aujourd'hui le deuxième jeudi de chaque mois à 17H. au Centre Recouvrance (12 rue ND de Recouvrance à Orléans).

  _____________________________________________________________________________

 

Le premier mardi de chaque mois : Cercle de silence, Place d'Arc à Orléans, de 18H. à 19H. pour dénoncer l'enfermement des personnes étrangères, sans papiers, dans les Centres de Rétention administrative.                  _____________________________________________________________________________

Célébration du 18 septembre 2016

Quelles valeurs, quelles convictions sont à développer pour l'avenir ?

Les générations qui arrivent veulent trouver du sens à leur vie et lui en donner. Elles cherchent des convictions fortes, du sacré partageable ou de l'idéal universel vécus comme tels dans de grands rassemblements, de grandes occasions d'être ensemble, de fraterniser et de communier.

Elles sont en demande de tout ce qui ranime la flamme de l'espérance personnelle et de tout ce qui rassemble les peuples par-delà les frontières. Comment donc allons-nous aider toutes les jeunes consciences de notre temps à nourrir leur aspiration à plus de sens ? Qu'avons-nous à leur apporter ? Où sont aujourd'hui les éducations au questionnement sur le sens de la vie ?

Comment allons-nous faire pour qu'en la matière nos jeunesses ne soient pas tentées de revenir à des traditions religieuses de moins en moins adaptées au temps présent ? Comment allons-nous éviter durablement que certains se radicalisent en écoutant les sirènes de tel ou tel Jihad, prétendue "guerre sainte" ?

On aurait tort de penser, au sujet de ces jeunes "radicalisés", qu'ils sont des cas isolés. Ils sont très révélateurs de ce qui manque aujourd'hui cruellement à notre jeunesse : quelque chose de grand à quoi consacrer sa vie. Un ou des idéaux qui susciteraient des convictions fortes, un ou des grands récits qui réenchanteraient l'existence en ouvrant devant nous un horizon d'espérance, de sens profond, de fraternité ou de communion sans frontières.

                                                   Abdennour Bidar "Les tisserands" pages 31 et 32

______________________________________________________________________________

Le 22 mai 2016, célébration, des béatitudes pour aujourd'hui :

Heureux ceux qui vivent dans l’esprit de pauvreté, l’esprit de partage.

Heureux ceux qui désirent la paix, la justice.

Heureux ceux qui donnent leur temps pour aider les autres à vivre.

Heureux ceux qui soutiennent les « sans travail », les « sans relation » les « sans avenir ».

Heureux ceux qui prennent du temps pour la réflexion, l’écoute de l’autre, la rencontre de ceux qui sont  

exclus.

Heureux ceux qui sont créatifs, porteurs d’espérance et d’ouverture.

Heureux ceux qui agissent et aident les immigrés, les « sans papiers ».

Heureux ceux qui dénoncent et résistent à la société de l’argent, du paraître, des « faux-semblants ».

Recherchez le partage, la relation, la justice et vous serez libres...

 

OSONS VIVRE NOS DIFFERENCES

 

  •  OSONS VIVRE NOS DIFFERENCES

  • POUR BATIR ENSEMBLE L’UNITE

  • DANS UN ELAN D’ESPERANCE

  • UN ELAN DE FRATERNITE

  •  

  • Amis, n’ayons pas peur

  • Ayons foi en la vie

  • Ouvrons la porte de nos cœurs

  • Tenons-nous prêt des aujourd’hui

  •  

  • Continuons l’histoire

  • Du peuple des vivants

  • Chantons la parole d’espoir

  • Qui anime tous les croyants

  •  

  • Semblables et différents

  • Ayons désir commun

  • De faire grandir nos talents

  • Prenons l’avenir a témoin

  •  

  • Paroles : Christophe LE SEYEC

  • Musique : Patrick  RICHARD

  • ____________________________________________

 

Damien Mekpo prêtre Béninois témoigne... Il a créé une ferme à vocation économique et humaine au Bénin sujet de sa thèse de théologie à Strasbourg.

- Damien Mekpo a été marqué par Michel Lepage et Yves Burdelot qui partaient de la réalité humaine pour exprimer leur foi : "Rien n'est plus profondément divin que ce qui est profondément humain" disait Yves Burdelot dans son livre "Devenir humain".

- Pendant ses études, il a recherché non pas à réfléchir seulement à partir des recherches théoriques mais en reliant ces recherches avec la réalité de la vie et pour lui spécialement la réalité du Bénin, en partant de la situation concrète de l'Afrique et du sous-développement africain, l'importance des ancêtres, des forces de vie. Il a souhaité développer une théologie, une spiritualité à partir de références africaines en recherchant une spiritualité écologique. Une culture qui s'enracine dans le passé pour s'élancer vers l'avenir : "c'est au bout de l'ancienne corde que l'on tisse la nouvelle..."

- Fair fonctionner ensemble l'anthropologie et le cosmos. Faire émerger des vocations en éco-agriculture et une éco-spiritualité en développant la pensée de l'Eglise et la pensée africaine tout en fonctionnant avec les éléments de la nature dont nous disposons : le soleil, l'eau, l'air...

- Un objectif qui commence à se concrétiser : mettre en place une ferme de 16 Ha avec un pôle formation et une recherche écologique tout en réfléchissant à l'exploitation, avec quels moyens, quelle distribution tout en gardant à chaque fois la visée écologique ? Créer un espace réservé à la recherche et à l'innovation dans un esprit d'harmonie, d'équilibre, dans un contexte de sous-développement. 7 jeunes sont actuellement en formation sur cette ferme. 

Il est nécessaire également de prendre en compte l'adaptation au changement climatique et la protection de la biodiversité avec un objectif : susciter des vocations pour une agriculture écologique et spirituelle dans le sens d'une croissance écologique.

- Associer les riverains et les groupements villageois, travailler en lien avec ces riverains par exemple pour développer un élevage en commun.

- Rechercher la valorisation des déchets, un travail qui se fera en lien avec une ONG d'Orléans, en expérimentant un système de recyclage.

- Concrètement, actuellement trois puits ont été creusés, une clôture végétalisée a été mise en place et une expérimentaion de culture a lieu sur 4 Ha : du manioc, des arachides, des haricots et un Ha pour des arbres fruitiers.

- C'est tout un état d'esprit qui est à rechercher avec de la patience, de la sobriété, de l'harmonie.

______________________________________________________________________________

 

A Pâques, recréons la poésie de nos vies...

La poésie réveille notre être profond

C'est à lui qu'elle s'adresse

Au poète qui vit en chacun de nous.

Nous sommes tous appelés

A sortir de nous-mêmes pour nous dépasser.

Faisons naître des sources intérieures

Où l'on viendra se ressourcer.

Sortons de la monotonie

Et renouvelons notre regard

Sur les choses les plus simples,

Recréons de la poésie dans nos vies.

 

Laissons-nous envahir par notre musicalité

Pour que nos sensations et nos souvenirs

Remontent à la surface.

 

Redevenons poète

Pour recréer de l'émerveillement

C'est un mode de développent personnel

Un outil pour reprendre prise sur nos vies.

Pour être tout ce que l'on est et plus encore.

 

Nourrissons-nous de la force de la poésie

Alors que triomphe celui de l'argent

la pensée calculatrice et l'homme numérisé.

 

La poésie est nécessaire

Elle est indispensable

Pour libérer notre imaginaire.

Le moi poétique est le plus profond

Sans lui la vie n'a pas de sens.

Libérons-nous de notre univers formaté

Eclairons le monde autrement

C'est une attitude fondamentale face à l'existence.

 

Au delà du bonheur et du malheur

La poésie permet de mieux vivre

De faire danser le monde

En nous et hors de nous...

 

Qu’est-ce que vous faites de beau ?

Une question douce et heureuse, une question ouverte comme une fenêtre, une question rebelle, un refrain au rêve de la vie … « Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? »

Cette question-là, je l’aime parce qu’elle vient retrouver chacun, là où il est, caché sous son propre visage. Bien sûr, c’est une question qui peut vite devenir un système si on la laisse tomber dans le caniveau des habitudes. Elle deviendra vite une banalité comme tous les : « Bonjour ! comment ça va ?«  dont on pose la question sans jamais écouter la réponse.

Dans un monde où les rapports de force sont de plus en plus écrasants, où on ne sait jamais d’avance le malheur qui va sortir des souterrains pour  vous sauter à la figure, où les mafias mettent leurs mains sur tout et partout, cette question-là qui demande : « Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? » vous oblige à lever la tête, à regarder plus loin, par-dessus les épaules de la télévision ou les gros titres des journaux, à ne pas se laisser enfermer dans les menottes des mauvaises nouvelles, des crimes et des viols, pour soudain se laisser étonner par cette question : « Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? »

Cette question-là n’est pas méfiante, tout au contraire, c’est une confiance. Ce n’est pas ; « Est-ce que vous faites quelque chose de beau en ce moment ? » Cela veut dire que c’est sûr et certain qu’en ce moment chacune et chacun sont en train de faire quelque chose de beau. Cela veut dire que le beau se dresse en silence à chacune et chacun, et qu’il suffit de s’arrêter le temps d’un instant pour aller le chercher au fond de soi. Le beau a déjà lavé les regards et effacé le froid. Le beau en chacune et chacun a déjà lutté contre le malheur. Il suffit donc d’oser avancer pour vivre.

Pourtant, rien ne se fait de beau qui ne soit d’avenir. Faire du beau oblige à suivre les cheminements de la vie. Faire du beau n’est pas à côté, en marge ou en fanfreluches. Il existe dans les magasins des accessoires de beauté, mais la beauté n’a jamais été un accessoire. Faire du beau invite à rechercher son espérance, cette espérance qui est le signal allumé de la foi de chacun.

« Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? » Chacun de nous fait du beau, mais il ne le sait pas, il l’a oublié ou il ne l’a jamais su. « Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? » . C’est justement l’invitation à regarder le moment de sa vie et à y découvrir que rien n’y est plus clair que l’amour et que personne au monde n’est étranger à son cœur.

Une poignée de main chaleureuse, n’est-ce pas beau ? Ecouter l’autre, guetter un chant d’oiseau, aller à la rencontre comme on va à la fête, poser un regard de tendresse, sortir la belle nappe, faire son jardin comme on refait le monde, faire un bouquet de fleurs, faire une surprise, inventer un geste du cœur, n’est-ce pas faire du beau en ce moment ?

 

« Qu’est-ce que vous faites de beau en ce moment ? » Cette question-là est une question rebelle qui tient tête aux découragements, aux chagrins, aux fatigues, à l’usure, à l’épreuve, à l’injustice, aux voix basses dans le dos … Une question qui a la couleur des yeux, qui guette les matins, qui ouvre les yeux sur le silence et qui ne laisse jamais seul. Lorsqu’on demandait à Jésus : « Qu’est-ce que tu fais de beau en ce moment ? », il répondait :  « Je suis venu appeler ceux qui étaient perdus … « 

                                   ( Jean Debruynne – dans « J’ai rêvé d’un galiléen »  p. 200 )

 

Mais oui

Que faites-vous de beau 

Ce jour ?

j'écoute le chant des oiseaux 

je regarde les gouttelettes

D'eau 

Qui font la fête 

la terre 

J'inscris en lettres d'or 

Le mot espoir 

Je voudrais que dehors 

Ce mot rayonne en ce jour de printemps 

Mais oui le printemps 

Est là apportant de la joie 

Alors donnons du temps au temps 

Qu'est-ce-que vous faites de beau ce jour 

Je me remémore 

Les moments forts 

De ce temps de célébration 

je me sens plus fort 

Et demain 

Sera un autre matin 

 

ALLEZ BONNE FETE DE PAQUES EN TOUTE AMITIE 

                                                                                                          MT Delvigne

____________________________________________________________________________

 

Un témoignage : Les petits frères des pauvres

 

"Accompagner quelqu'un, c'est se placer ni devant, ni derrière, ni à sa place, mais simplement être à côté."

 

HISTORIQUE 

Depuis 1946, les petits frères des pauvres, fondés  par ARMAND MAQUISET accompagnent dans une relation fraternelle des personnes de plus de 50 ans souffrants de solitude, de pauvreté, d'exclusion, de maladie grave.

 

Témoignage de Marie-Thérèse :

"Après 15 ans au restos du coeur, en cuisine, j'ai fait des repas pour les personnes sans abri. Comme il faut un temps pour tout, j'ai arrêté à contre- coeur, mais parfois il faut être raisonnable !

je ne voulais pas rompre le lien social qui me tient à coeur. 

le hasard faisant bien les choses j'ai découvert les petits frères car j'accompagnais une personne en grande difficulté physique et morale 

les responsables m'ont contacté et je me suis lancée dans une nouvelle aventure.

Pour moi mon engagement est citoyen, pour aller vers les personnes les plus isolées et leur donner du temps.

Aux petits frères nous privilégions des rencontres fraternelles par les visites à domicile,  des goûters, des balades, le repas de Noël, les repas d'anniversaire. Chaque personne a une valeur unique.

Chaque mois nous réfléchissons en équipe pour mieux connaître la situation de chaque personne, pour mieux l'accompagner et vivre une relation fraternelle." 

 

Les fleurs avant le pain, mon rêve pour 2016... 

 

"Un jardin de rêve 

Où les fleurs envahissent les coeurs 

Le rêve des rencontres 

Pour que les journées soient moins tristes 

Les rêves des moments festifs 

Mon jardin de rêve 

Pour que 2016 

Fasse fleurir

Des millions de sourires 

Pour que des graines de générosité

Et de temps donné

fassent un arc-en-ciel de petits bonheurs 

Et que germent entre toutes générations 

Des joies partagées

Dans le jardin des petits frères."

 

Marie Thérèse Delvigne

____________________________________________________________________

NOEL 2015 

♦ Dans un contexte où de nombreux réfugiés demandent l'hospitalité. Dans un contexte où des attentats massacrent des personnes innocentes qui se trouvent là par hasard.

Nous souhaitons que naisse une fraternité universelle.

 

J'ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D'un pied sur l'autre mal à l'aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonnés d'être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n'écriront pas l'histoire
Et devant eux c'est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs, les trouble-fêtes
Qui n'ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c'est mal venu
Venir au monde t'emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J'ai vécu
Au siècle des réfugiés

Une musette au pied de mon lit

Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

 

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d'ici
Ils ont des trous à chaque main
C'est ce qui reste du naufrage
Ils n'ont pas l'air d'être en voyage

Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d'amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir


J'ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre.
                               Lény Escudéro    1

 

 

                                                                          

Des signes de fraternité

Dans tous les recoins de la terre

Des signes de fraternité

Sur les barbelés de la guerre

Des signes de fraternité

Des signes de fraternité

 

1-Ça chauffe un peu partout sur la planète

Au cœur des mégapoles, on se flingue à tout va.

La raison du plus fort est la plus bête,

mais par-dessus tout ça,

regarde bien tu verras...

 

2-Toujours chacun pour soi, chacun sa route,

On fait des hécatombes au volant de la vie

Pour passer le premier quoi qu'il en coûte,

Mais par-dessus tout ça,

Regarde bien tu verras...

 

3-Partout les vieux démons reviennent en force Et braillent des slogans pour bannir l'étranger D'un quartier, d'un pays, du cœur des hommes, Mais par-dessus tout ça,

Regarde bien tu verras...

 

 

 

 

 

4-Des peuples sont cousus dans la misère,

Et croisent l'abondance aux écrans des nantis,

De quoi désespérer la vie entière,

Mais par-dessus tout ça,

Regarde bien tu verras...

 

5-Devant la religion du terrorisme,

Barbus de Barbarie, fous d'un Dieu-Attila,

Le monde a des relents d'apocalypse,

Mais par-dessus tout ça,

Regarde bien tu verras...

 

6-Regarde, tu verras, le monde change

Il y a des mains tendues et des cœurs grands-ouverts

Qui font se mélanger les différences,

Dans les rues de ta vie,

Tu vois fleurir aujourd'hui

 

Mannick et Laurent Grzybowski

______________________________________________________

Le 8 novembre 2015

 Témoignage de Claudine Philippe Présidente de Solembio une entreprise de jardins d'insertion et de l'association "Amidon" (repassage, lessivage, raccomodage...)

Claudine Philippe, de formation infirmère et puéricultrice, s'est fortement engagée dans des associations d'insertion : Les jardins d'insertion "Solembio" (36 salariés) et "Amidon" entreprise d'insertion de repassage, lessivage, raccomodage... (9 salariées).

Son désir d'engagement est né d'une période de chômage où elle s'est aperçue que les chômeurs de longue durée étaient regardés avec un regard plein de mépris. Elle a eu envie de se battre pour la dignité des personnes et pour la solidarité.

De ce fait, soucieuse de ceux qui recherchent de l'emploi et des chômeurs de longue durée, elle a eu le désir d'oeuvrer dans des entreprises d'insertion car les personnes ont besoin de retrouver un rythme de vie, résoudre des problèmes sociaux, d'addictologie... et acquérir de nouvelles compétences pour aller vers une formation qualifiante ou vers un nouveau travail. Les contrats d'insertion peuvent être prolongés jusqu'à deux années.

Claudine s'est engagée dans ces entreprises d'insertion avec cette idée : "en cultivant la terre ensemble, nous cultivons la solidarité".

Du fait de sa formation et l'histoire de sa famille, Claudine a toujours été sensible aux personnes en difficulté. Des rencontres l'ont fortement aidée dans ce sens comme cette réflexion d'Albert Jacquart :"quand je rencontre quelqu'un, je ne vois pas ce que la personne va me prendre mais ce qu'elle va m'apporter"...

Elle est très touchée par l'histoire des personnes en insertion par exemple cette femme étrangère qui a dû marcher des jours et des jours pour éviter d'être massacrée tout en étant obligée de laisser ses enfants au pays. Son seul espoir est d'essayer de faire venir ses enfants en France..

Les personnes sont très diversifiées : 15 langues différentes à Solembio. Il est nécessaire de prendre du temps avec chaque personne pour mieux connaître la culture de chacun, les événements de leur vie...

Le travail social auprès des personnes est souvent important. Il a fallu 6 mois, par exemple, pour trouver un hébergement d'urgence pour une femme. La première pierre, c'est la fiche de paie qui donne une reconnaissance à la Sécurité sociale, à la CAF...

Il y a aussi tout un apprentissage du respect de l'autre du vivre ensemble et la recherche pour chacun d'une dignité.

Pour que les deux entreprises fonctionnenent il est nécessaire de 70% de subvention pour "Amidon" et 55% à Solembio. Il y a 400 adhérents pour les paniers de légumes à Solembio avec la possibilité de paniers fermiers avec des oeufs frais...

____________________________________________________________________

 

Témoignage de Frédéric KOZUBSKI, vice-président d'Emmaüs-Ormes (Loiret)

 

"Une personne que vous avez aidée, cela aide l'humanité..."

Frédéric nous décrit toute son implication à Emmaüs depuis de nombreuses années en tant que compagnon, président et vice-président.

55 personnes vivent le compagnonnage à Emmaüs-Ormes. Parfois une famille étrangère est accueillie avec la complexité des aides à assurer .

Son origine polonaise et les valeurs de ses parents l'ont poussé à aider les autres avec la recherche constante d'une attitude positive : "après l'orage il y a le soleil..."

Frédéric a découvert des valeurs importantes chez les compagnons : la valorisation des "savoir-faire" de chacun, la diversité culturelle : 17 nationalités à Emmaüs-Ormes. Le fait de travailler ensemble apporte une richesse, une complémentarité, une habitude d'écouter l'autre...

les histoires de chacun sont complexes avec des ruptures, des déchéances, des reconstructions... Après la prison, la rue, certains viennent à Emmaüs.

Ici, on se pose, on se recompose, on s'enrichit mutuellement... La notion de famille est importante.

Sur une année, environ 90 personnes sont accueillies, certains font un court séjour de quelques mois, d'autres y restent toute leur vie. Ils y trouvent un équilibre de vie, cela répond à leur besoin de sécurité, de reconstruction, de reconnaissance, de relation...

Plusieurs retrouvent un mode de vie, un rythme qu'ils avaient perçus. L'accompagnement les aide à dépasser leurs difficultés. Ils retrouvent des motivations pour vivre, travailler, avoir des relations constructives.

Depuis plusieurs années, la mission d'Emmaüs a évolué, les locaux sont plus confortables, les activités plus valorisantes, la vie de la communauté crée un cadre dynamique, valorisant et équilibrant.

La rencontre la relation, l'échange sont la base d'une reconstruction personnelle et communautaire.

______________________________________________________

 

Pâques 2015

                                                     20150402_184524Paques2015.jpg

 

Après un long hiver
Toutes les fenêtres sont ouvertes
Comme une grande fête
Accueillons dame nature...
 

Le vent a fait place aux rayons du soleil
Chassant aussi les tourments de la froidure.
Alors donnons du temps au temps pour admirer...
 

Comme les femmes allant au tombeau 
Effrayées, le trouvant vide, 
En ce matin de Pâques 
Elles partent annoncer la nouvelle  

Pour nous aussi, Pâques 
C'est le passage vers l'espérance 
C'est le passage de la mort à la vie 

D'autres avant nous 
Ont tracé les chemins de l'espérance 
Gandhi, l'abbé Pierre, Nelson Mandela , Pierre de Givenchy...

Alors, construisons ensemble 
Le renouveau de Pâques
Osons célébrer et partager notre solidarité
Avec les sans-papiers, les exclus de la rue
Les familles déchirées par le chômage
les différentes religions, les associations ,
Tout ceci pour construire une immense chaîne de solidarité 
une immense chaîne de fraternité 
pour fêter le renouveau de Pâques 2015

Marie-Thérèse Delvigne


______________________________________________________________
 
 
   
Pierre de Givenchy nous a quittés le samedi 14 février 2015

 

 

                          Pierredegivenchy_photo.jpg        

      « Pour moi, Dieu n’est pas celui qui nous appelle à le rencontrer en nous faisant mourir. J’ai un tout autre regard religieux Je désire mourir : en me réjouissant d’avoir pu participer, à ma petite place, à la construction d’une fraternité de plus en plus profonde, et même totale, universelle, qui, j’espère, deviendra un jour l’unique mode de vie de notre terre, et, pourquoi pas, de tout notre univers.

C’est cette fraternité-là, en marche, qui, pour moi, est le signedu divin qui est en chacun de nous. Quand la fraternité universelle sera totale, elle sera divine. »« Pour moi, Dieu n’est pas celui qui nous appelle à le rencontrer en nous faisant mourir. J’ai un tout autre regard religieux Je désire mourir : en me réjouissant d’avoir pu participer à ma petite place, à la construction d’une fraternité de plus en plus profonde, et même totale, universelle, qui, j’espère, deviendra un jour l’unique mode de vie de notre terre, et, pourquoi pas, de tout notre univers.

C’est cette fraternité-là, en marche, qui, pour moi, est le signe du divin qui est en chacun de nous. Quand la fraternité universelle sera totale, elle sera divine. »

« Un homme de la fraternité »
Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, salue « la mémoire de Pierre de Givenchy qui, en fidélité aux engagements qu’il avait vécus en tant que secrétaire national de la Jeunesse Etudiante Chrétienne, de 1950 à 1954, en fidélité aussi à Guy Marie Riobé qui l’aura beaucoup marqué, a été avec les jeunes et les moins jeunes un « homme de la fraternité », créant des ponts entre les religions et les philosophies, développant les dialogues pour la paix et la compréhension mutuelle, et favorisant l’accès de très nombreux jeunes – depuis « Le bourdon et le  cafard » – à l’écriture et à la création ».

Merci de m'informer du décès et de la célébration de sépulture de
Pierre. A vrai dire, je m'attendais, vu le très mauvaise état de sa
santé, à sa mort prochaine.
Pierre était un frère universel et je ne suis pas surpris de son souhait
de célébration de fraternité universelle.  Il avait trouvé dans
l'Evangile cet appel à l'ouverture sans limite à tous ceux qui cultivent
l'humain dans toutes ses dimensions et sous toutes ses formes,
religieuses ou non.
Pour ma part, l'ayant bien connu  dans le cadre de l'aumônerie de
l'enseignement public dans les années 70-80, j'ai vécu avec lui et
d'autres une très belle aventure humaine et évangélique, faite de
liberté, de créativité, de fraternité.
Il avait l'intuition que tout ce qui est profondément humain ne peut
être enfermé dans une seule tradition. Il était aussi convaincu que tous
les humains, à commencer par les jeunes,  ont en eux des possibilités
cachées qu'il convient de faire naître et de cultiver. Pierre aura été
un grand témoin de l'Evangile parce qu'il aura été passionné par
l'avènement de l'humain en toute personne.
Merci de me partager les différents témoignages qui  seront prononcés
lors de sa sépulture.

Bien amicalement.
jacques Musset

                                   _________________________________________ 

                                                    Beauneclaude_temoignage20150215_105239c.jpg

 

Témoignage : Claude BEAUNE le 15 février 2015

Claude est secrétaire de la ligue des droits de l'homme et actuellement président du forum des droits humains.

Il vit sa vie comme un engagement, une révolte envers tout ce qui diminue l'humanité. Il est très sensible aux injustices devant  lesquelles il ne peut se taire : "la vie, c'est se forger des convictions et de les défendre."

Refusant de faire son service militaire , il a été objecteur de conscience. Il a cherché à effectuer son service civil dans les domaines de l'animation et du handicap.Il s'est engagé, alors, chez les Eclaireurs de France auprès de personnes en situation de handicap : "la vie c'est rechercher quelle société nous voulons construire."

Actuellement Claude est chef de service dans un foyer de vie pour des personnes en situation de handicap mental et physique.

Il s'est engagé dans la ligue des droits de l'homme pour une recherche de plus d'humanité et contre la violation des droits humains dans le monde.

Il est engagé, également, dans le réseau du forum des doits humains. C'était le forum des droits de l'homme en 2002 à l'initiative de la Mairie d'Orléans puis, suite à un changement de Maire, qui souhaitait arrêter ce forum, 27 associations se sont regroupées pour faire le forum des droits humains.

C'est une expérience très riche de partager des réflexions, des actions , des débats au cours de soirées et de journées organisées de novembre au mois de janvier. C'est approfondir un thème, cette année la santé, permettre des échanges et des débats.

Un dernier message de Claude : pensons à "ouvrir l'avenir" et ne donnons pas l'impression que demain sera plus dangereux qu'aujourd'hui. Construisons l'avenir en faisant notre part comme le colibri en ayant confiance en l'autre et aux réseaux qui se battent pour plus d'humanité.

 _____________________________________________________________________

Marie-Thérèse Olivieri et Michel Fernandez témoignent concernant l’ACAT (l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture).

                                   20141123_105100_ACAT.jpg

L’ACAT a été fondée en 1974 par deux personnes protestantes scandalisées par la torture au Vietnam, cela fait donc 40 ans.

L’ACAT se mobilise pour faire vivre les droits de l’homme en se référant à l’Evangile et spécialement à Matthieu 25 : J’avais faim… J’avais soif… j’étais prisonnier et vous êtes venus me voir … Comme le dit Anne Cécile Antoni « Il faut regarder la torture pour la dénoncer plus vivement ».

Nos gouvernements tissent des liens et des contrats économiques avec des tyrans qui utilisent la torture. Des « monstres » utilisent ce moyen pour garder le pouvoir, la main-mise sur le peuple. Un pays sur deux torture dans le monde et même certains pays continuent à torturer alors qu’ils ont pris la décision de ne pas le faire.

La torture est toujours utilisée pour l’extorsion d’aveux car le pouvoir recherche des résultats, des coupables.

L’ACAT est Œcuménique : Protestants, Catholiques, Orthodoxes. 

40 ans pour faire vivre l’Evangile et redonner de l’espoir à des personnes emprisonnées. Il y a une régression de la peine de mort mais pas de la torture. Il y a beaucoup de fantasmes : parfois on tue parce que c’est le jugement de Dieu.

Les actions sont essentiellement des courriers envoyés à des prisonniers. Il y a les appels du mois. C’est tout un réseau qui parraine des prisonniers. Marie-Thérèse et Michel décrivent quelques situations de personnes qui attendent des années en prison. 

Le groupe d’Orléans se retrouve chaque mois pour étudier des situations et s’organiser pour les actions en cours. Grâce aux lettres envoyées de nombreuses personnes ont été libérées. L’action de l’ACAT se base sur le fait de redonner de l’espoir, de l’espérance. Le prisonnier sait en général que beaucoup de personnes le soutiennent.

L’ACAT intervient également dans les lycées pour présenter les actions.

Il y a aussi en juin la nuit des veilleurs, une soirée de prière et de méditation.

L’ACAT œuvre avec d’autres associations qui dénoncent la violence, la torture et qui recherchent plus d’humanité.       

_____________________________________________                                                                                       

       Célébration de rentrée... septembre 2014

                  P1220038blossieres_28sept2014.JPG     

Quelles perspectives pour cette rentrée 2014…

De nombreuses sources de conflits existent : La Palestine, Israël, l’Ukraine, l’Irak, La Syrie … Des fanatismes qui s’expriment

L’absence de décisions et d’intervention de l’ONU laisse la parole aux bombes, roquettes, missiles, chars et drones… La population civile en est victime, les enfants sont en première ligne. L’horreur ne fait pas cesser les tirs, les écoles et les hôpitaux deviennent des cibles. Des voix s’élèvent mais sans efficacité, des voix crient dans le désert des villes.

Et près de nous la crise économique est crise financière. La logique du capitalisme est une logique de spéculation, l’actionnaire est le premier bénéficiaire et pas le salarié qui est pourtant le premier acteur de l’entreprise. La recherche de profits contribue souvent à l’accumulation du capital et pas à l’investissement. Tout cela en ignorant les dommages écologiques et sociaux.

C’est cette logique qu’il faut changer en créant de nouveaux  rapports de forces. Voilà le grand défi de l’humanité contemporaine aussi bien sur la répartition des ressources que celui de la manière de les produire. Cela devient une question de civilisation donc de survie de l’univers et du genre humain pour la continuitéde la vie de la planète et de l’humanité.

Des orientations sont à prendre pour que l’économie réponde aux besoins des personnes et pas seulement à l’accroissement des profits. Combien de dépenses sont faites sans que l’on prenne en compte  la personne Humaine. Pierre RABHI  nous dit : « je ne veux pas participer au modèle de société qui donne à l’argent plus d’importance qu’à la vie. Je suis ici-bas pour vivre, je ne suis pas pour augmenter le produit national brut et rétribuer de manière démesurée les actionnaires… »

En même temps il y a une grande germination créative à partir de petites entreprises et des associations. Ce sont les signes d’un monde nouveau . C’est l’émergence de la créativité dans la collaboration, la solidarité, la démocratie participative. C’est un processus de métamorphose nous dit Patrik Viveret à la suite d’Edgar Morin : «  dans la métamorphose il y a des cellules imaginales qui préparent le nouveau papillon . Nous sommes dans ce moment où de nombreuses personnes, entreprises, associations sortent de la sidération, pour libérer du désir, de l’imagination, dans une création collective. »

 

Le droit de rêver 

Pour cette rentrée

Oui le droit de rêver 

Malgré tout 

Pour essayer 

D’être des hommes debout 

Malgré tout 

La guerre 

La paix qui a du bien du mal 

A VENIR

 

LE DROIT DE REVER 

Pour voir à l’horizon 

Les visages des enfants 

Avec dans leurs yeux une lumière 

Qui leur fera oublier 

Les horreurs des guerres

 

Le droit de rêver 

Pour tous les jeunes sans papiers 

Comment vivront-ils 

LA RENTREE 

 

LE DROIT DE REVER 

Face à la solitude 

A la maladie … 

Le droit de rêver 

Pour de meilleurs lendemains 

Pour au petit matin 

Que chacun 

Puissent découvrir 

Un rayon de paix 

 

Oui LE DROIT DE REVER 

Pour une rentrée 

Plus sereine

Un rayon de soleil 

Pour chacun 

Qui se lèvera 

A l’horizon

Pour des matins plus sereins !!!!!       MTD

_____________________________________________________________________

Témoignage d’Yvon Crusson le 1er juin 2014

                                           chretauj2014photos0601_104917Yvon-Crusson.jpg

Yvon Crusson est prêtre, il a vécu 26 ans au Niger puis il a eu des responsabilités dans la communauté africaine de Paris. 

Le Niger est un pays où 95% de la population est musulmane. Il y a 50 000 chrétiens pour une population de 15 millions d’habitants. Un pays pauvre : seulement 12% de la terre est cultivable. Le mil est la culture de base.

 Il a vécu 13 ans en ville et 13 ans « en brousse ». Le chrétien d’origine étrangère est assez bien accepté, il y a une tolérance mais dans la mentalité être nigérien c’est être musulman. Le missionnaire vient apporter un autre message, il vient parler du chemin de Jésus. L’Evangile est une ouverture vers une autre culture. Mais il faut d’abord apprendre la langue et connaître la complexité de la société, de l’organisation des liens sociaux. 

L’étranger peut apporter des idées nouvelles concernant la culture, la mise en place des jardins collectifs, des greniers communautaires, du micro-crédit… Le développement de la solidarité et de la dimension communautaire de la foi chrétienne.

L’alphabétisation est une action importante car c’est l’accès à la réflexion, à la culture, à la connaissance, c’est une source de développement, réveiller la capacité du jugement, prendre du recul par rapport aux situations. 

La façon plus collective de vie des chrétiens interroge et crée de la curiosité et de l’intérêt pour la population avec une autre demande : apprenez-nous à prier… 

Il y a un décalage entre deux cultures : la culture des anciens qui répondent aux questions, aux incompréhensions, aux maladies par des sacrifices, des offrandes et la formation qui essaie de comprendre les causes des maux et d’y remédier. 

Les chrétiens cherchent  davantage à agir ensemble dans la concertation pas seulement avec sa famille mais avec l’ensemble du village par exemple pour la construction d’un puits, le chef du village cherchera à construire le puits auprès de chez lui, la culture chrétienne aidera à chercher une solution qui servira au plus grand nombre. 

La force de l’Evangile, dans ce pays est d’essayer de vivre la solidarité, vivre d’une manière plus communautaire, c’est améliorer les conditions de vie. La société traditionnelle recherche plutôt à reproduire les coutumes. Les anciens sont dépositaires d’un savoir traditionnel qu’ils transmettent.

Le christianisme apporte une autre culture à des populations qui répètent des traditions ancestrales, cela est surtout vrai pour les mariages qui est l’alliance entre deux familles avec tout un processus d’approche et de connaissance des familles. 

La communauté Africaine de Paris réunit environ 200 à 250 familles qui recherchent un lieu de convivialité, de retrouvailles, partager un repas communautaire, faire la fête avec de la musique et des chants.

_____________________________________________

Pâques 2014                                         

                                            chretauj2014_photo_paques2014.jpg

 

Pâques : un temps de présence et de passages…

 

Le repas pris ensemble est le signe du partage : partage de la vie, du quotidien, des inquiétudes et des espoirs… C’est une dimension fondamentale de la vie : dire ce que l’on vit de beau, de bon, d’inquiétant dans la vie

Le partage dit la vie et la transforme en faisant mémoire de la vie de ceux qui ont vécu pleinement leur vie de femmes et d’hommes en signifiant une vie Toute-Autre, comme des modèles de passages et de transformations de la vie dans la différence des cultures, des lieux ; des époques…

Pour que les textes restent vivants il est nécessaire de les lire et de les dire dans une expression d’aujourd’hui et dans le contexte dans lequel nous vivons.

 

« Si le monde n’a pas de sens, qui nous empêche d’en inventer un » nous dit Léwis Caroll. Nous sommes appelés à inventer un sens, un sens parmi d’autres, ce n’est plus le sens unique mais un espace de liberté est ouvert tout en se rappelant le passé « rappelez-vous le partage que j’ai fait avec vous et faites de même. » C’est l’espace de liberté et de créativité qui est ouvert, où tout est possible.

 

C’est parce que Jésus de Nazareth manifestait une humanité libérante et libérée que ses proches l’ont perçu comme Tout-Autre.

 

Dans ces temps difficiles

N'est-ce pas le moment de s'unir

Et de croire en d'autres lendemains ?

Parce que... on repart toujours,

Parce que, par n'importe quel chemin

La vie peut être belle après les détours...

                                    ______________________________________________________________________

 

                                                        20140316_105126.jpg

 

                             Témoignage de Francine et Bertrand : « Etre aumônier de prison »

 

C’est une mission auprès des détenus pour qu’ils retrouvent leur dignité et l’estime d’eux-mêmes.

Francine est protestante et Bertrand catholique ils interviennent ensemble dans les groupes, dans le respect mutuel et en respectant le chemin de vie de chaque détenu. C’est un oécuménisme qui fonctionne bien à Orléans.

Francine et Bertrand ont un itinéraire personnel d’engagements : conseillère conjugale pendant 30 ans pour Francine, un engagement à l’ACAT et à l’association « Espoir » pour Bertrand.

Leur regard sur la prison est le suivant : c’est le lieu d’une attente et d’une espérance. C’est un espace où les repères sont perdus. De ce fait, le détenu a besoin de se raccrocher  à une espérance. Cela rejoint l’Evangile dans l’exemple de Jésus mal compris, arrêté, jugé, souffrant …

Le temps spirituel du samedi est un moment de partage privilégié pour retrouver du sens et faire le point sur leur vie, leurs relations, leurs attentes… Un symbole est posé : la Bible (TOB) et une croix. Le temps biblique prend appui sur les textes du dimanche. C’est un moment privilégié d’expression et un temps de rencontre qui rompt la solitude en étant en communion les uns avec les autres.

 L’implication personnelle est importante. C’est un engagement de vie.

 Pour eux, l’espérance est le mot important pour retrouver du sens à sa vie dans le quotidien pour retrouver une forme de paix et de sérénité.                                   

 

______________________________________________________________________________

 

 

Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."
Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."
Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."
Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."
Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."

Pâques 2016 "Se mettre debout avec des projets plein la tête..."

Published by Maurice Elain - dans chretiensorleans
commenter cet article